Logiciels libres dans l'action sociale

Un logiciel libre est fonctionnellement et techniquement un logiciel comme les autres. Ce sont les droits d'utilisation très larges et les approches de développement collaboratif qui caractérisent essentiellement ce type d'outil.

L'intérêt des logiciels libres n'est plus à démontrer. Ils proposent une alternative économique réelle aux logiciels dits "propriétaires" (fermés) qui ne proposent aucun accés au code, induisent une dépendance totale envers l'éditeur et entraînent des frais de licence récurrents importants et sans valeur ajoutée pour l'utilisateur.

Le logiciel libre représente en France un marché de plus de deux milliards d'euros. Plus de 80% des entreprises ont déjà utilisé des logiciels libres. En 2012, la part du logiciel libre dans les dépenses informatiques des administrations françaises a atteint 20%, en croissance continue depuis dix ans.

Parmis les logiciels les plus connus du grand public et des professionnels, on notera Firefox, Wordpress, Magento, Prestashop, Spip, Joomla ou LibreOffice (ex. OpenOffice).

L'administration publique reconnaît depuis plusieurs années l'importance des logiciels libres et en recommande l'usage. Le Premier ministre a officiellement invité les administrations françaises à faire usage des logiciels libres (circulaire).


Liberté et gratuité

Le mode de diffusion des solutions libres (aussi appelées « Open Source ») entraîne une approche radicalement différente des projets de déploiement de logiciels dit « propriétaires » dans le secteur social et médico-social. Les organismes peuvent télécharger librement les logiciels et faire leurs premiers essais elles-mêmes, accompagné par leur administrateurs systèmes ou leur prestataires informatiques local. Ils pourront même par la suite prendre en charge l’intégralité de leur projet en interne, sans faire appel à un intégrateur spécifique ou à l’éditeur lui-même. Ils pourront, s’ils le souhaitent, recourir à une aide extérieure. Si l’aspect le plus immédiat des logiciels libre est la gratuité des licences, il faut bien avoir conscience que le coût des licences ne représente qu’une partie des coûts d’un projet, en particulier dans le domaine des logiciels de gestion (comptabilité, dossiers d’usagers, planning) où la complexité et la durée d’un projet peuvent être significatifs. Le tarif des logiciels propriétaires dépend du nombre d’utilisateurs et augmente en fonction de la croissance de l’organisme ou du déploiement progressif du logiciel en son sein. Avec une solutions libre, l’organisme peut librement augmenter à tout moment le nombre d’utilisateurs sans aucun coût supplémentaire.

Ouverture et souplesse

Les logiciels libres favorisent l’ouverture, là où les logiciels propriétaires privilégient la confidentialité : disponibilité de documentations et d’informations techniques et fonctionnelles sur le Web, respect des standards, mise à disposition du code sont les marqueurs de cette approche.

Indépendance et pérennité

Grace aux logiciels libres, un établissement pourra renforcer son indépendance vis-à-vis d’un fournisseur unique. La pérennité des logiciels libres est à priori mieux garantie que dans le cas des logiciels propriétaires qui ne sont plus à l’abri de fusions et d’acquisitions avec le risque d’abandon de produits ou du moins d’un fort ralentissement des évolutions. Le modèle des logiciels libres est par nature beaucoup plus solide vis-à-vis de ce genre de mésaventure. Un logiciel libre soutenu par une large communauté d’utilisateurs et de développeurs peut continuer à évoluer, même en cas de disparition de l’éditeur principal.


Tous les dossiers de actimeo